Atelier Common Ground (S2 2025-2026)

Publics : étudiant·es de M1 ou M2

Stage intensif d'une semaine 

Coordination : Anna Rosellini (ENSA Paris-Est), Nasrin Mohiti Asli et Giuseppe Grant (Orizzontale

Argumentaire

Dans un contexte sociétal de plus en plus polarisé, les institutions éducatives ont besoin d’environnements capables de soutenir la réflexion critique, l’expérimentation collective et le développement de compétences transversales essentielles pour naviguer dans les complexités contemporaines, à l’échelle locale comme globale.
Dix ans après l’Accord de Paris et l’Agenda 2030 pour le développement durable — qui ont établi des cadres visant à réorienter les priorités mondiales autour du bien-être social et écologique — la mise en œuvre de ces engagements demeure inégale. Les perturbations climatiques récurrentes, l’instabilité géopolitique et l’aggravation des inégalités socio-économiques continuent d’élargir le fossé entre intentions politiques et actions concrètes.
Parallèlement à ces tensions, de nouvelles alliances émergent : des réseaux d’acteurs institutionnels et de décideurs publics, d’acteurs civiques, de mouvements de jeunesse, de professionnels et de chercheurs se mobilisent pour explorer des modèles participatifs et adaptatifs d’intervention spatiale et de gouvernance.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la proposition de créer un espace de recherche permettant aux étudiants d’explorer comment la production de connaissances, la coopération et la prise de décision peuvent être traduites de manière significative dans la pratique.

RE-SEARCH COMMON GROUND

Re-search Common Ground met en place une plateforme temporaire dédiée à l’exploration des espaces collectifs et partagés, des communs et de l’action publique dans des contextes urbains et ruraux, en vue de futurs plus solidaires et plus équitables. Grâce à une approche hétérogène et processuelle, fondée sur l’informalité, l’improvisation et l’inattendu, les étudiants seront invités à partager et à présenter leurs recherches — en reliant récits, lieux, matériaux et compétences, et en combinant outils formels et informels dans différents contextes et à différentes échelles.
L’objectif de l’atelier est d’expérimenter et de réimaginer des futurs alternatifs comme des « systèmes ouverts », plutôt que comme des solutions formelles fixes et isolées, à travers des actions spatiales situées, des analyses de cas d’étude, ainsi que des méthodologies de conception et de planification.

Les processus et résultats de l’atelier seront présentés sous deux formats complémentaires.
Le premier relève de la dimension narrative, aboutissant à une fanzine qui synthétisera les productions visuelles et textuelles issues des réflexions et expérimentations des étudiants.
Le second porte sur l’espace, via la construction d’un lieu partagé au sein de l’université — conçu comme un dispositif actif de recherche, de rassemblement, d’expérimentation et de dialogue, permettant de tester des usages non conventionnels et offrant un espace sûr pour les conflits et les négociations collectives.
Cet environnement devient à la fois un laboratoire d’apprentissage collaboratif et un modèle à petite échelle pour comprendre les dynamiques collectives et la manière dont des systèmes coopératifs peuvent être imaginés, habités et construits.

Organisation générale de l'atelier

L’atelier est organisé comme un programme intensif d’une semaine, structuré autour de sessions de travail collectives pouvant aller jusqu’à cinq heures par jour. Selon le nombre d’inscrits, les étudiants travailleront en groupes, avec des moments dédiés au retour individualisé et à la réflexion méthodologique.
Le programme comprend également des visites exploratoires au sein de l’école et du quartier environnant afin d’ancrer la recherche dans les dynamiques spatiales locales. Les contributions d’intervenants extérieurs — en présence ou à distance — apporteront des perspectives critiques et enrichiront l’atelier d’approches interdisciplinaires, situant celui-ci dans les débats contemporains sur l’espace public, la gouvernance participative et les pratiques existantes.

Candidatures

Après une réunion d’information qui se tiendra début décembre, les candidatures feront l’objet d’un dossier électronique (lettre de motivation, CV complet, détail de la recherche en cours en M1 ou M2, éventuel projet doctoral) puis d’une audition en janvier 2026.